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Fractures et luxations

Main, poignet et avant-bras

Fractures et luxations

De quoi s’agit-il

Il s’agit des fractures et des déplacements articulaires de la main, du poignet et de l’avant-bras : radius distal — la fracture la plus fréquente du corps humain —, scaphoïde, métacarpiens, phalanges, et luxations des articulations des doigts.

Le mécanisme va de la chute sur la main tendue aux accidents sportifs et aux écrasements. Le traitement dépend moins du nom de l’os que du déplacement, de la stabilité et de l’atteinte éventuelle de la surface articulaire.

Symptômes

Douleur, gonflement, déformation et impossibilité d’utiliser la main. Une articulation peut paraître déplacée.

Deux points méritent une attention particulière. D’abord, un doigt qui chevauche son voisin lorsqu’on ferme le poing traduit un défaut de rotation, qui ne se corrige pas seul et doit être redressé. Ensuite, la fracture du scaphoïde peut être discrète et rester invisible sur la première radiographie : une douleur persistante à la base du pouce après une chute justifie un contrôle, car une fracture méconnue évolue mal.

Traitement non opératoire

Beaucoup de fractures sont stables et consolident très bien dans un plâtre ou une attelle, avec des radiographies de contrôle pour vérifier que la position se maintient.

Pour les lésions stables des doigts, la syndactylisation — attacher le doigt blessé à son voisin — permet une mobilisation précoce, ce qui vaut mieux qu’une immobilisation prolongée. Une réduction sous anesthésie locale, sans chirurgie, suffit dans bien des cas.

Traitement chirurgical

La chirurgie s’impose lorsque la fracture est déplacée, instable, qu’elle touche la surface articulaire, ou qu’il existe un défaut de rotation.

La fixation utilise des plaques et des vis, des broches, ou un fixateur externe, selon le type de fracture. Le scaphoïde est souvent fixé par une vis unique, ce qui réduit la durée d’immobilisation et le risque de non-consolidation — un problème classique de cet os, dont la vascularisation est précaire.

Rétablissement attendu

La durée dépend de l’os et du montage. Il faut savoir qu’à la main, l’ennemi principal n’est pas la fracture mais la raideur : c’est pourquoi la réadaptation commence tôt dès que la fixation le permet.

Le gonflement et les douleurs sourdes durent plusieurs mois, ce qui est normal et n’indique pas un problème. Surélever la main et bouger les doigts dès les premiers jours réduit considérablement ces séquelles. Le retour au travail lourd et aux sports de contact attend la confirmation radiologique de la consolidation.

Ces pages présentent de l’information générale destinée aux patients et aux médecins référents. Elles ne remplacent pas une évaluation individuelle : le plan de traitement se décide en consultation, à partir de votre examen et de vos objectifs.

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