Adulte
Tendinites
Tendons · glissement
De quoi s’agit-il
Il s’agit de l’irritation d’un tendon ou de la gaine dans laquelle il coulisse. À la main et au poignet, le problème est le plus souvent mécanique : le tendon ne glisse plus librement.
Le doigt à ressaut est causé par l’épaississement d’une poulie qui accroche le tendon fléchisseur. La ténosynovite de De Quervain correspond au rétrécissement du premier compartiment des extenseurs, du côté du pouce. Les épicondylites du coude sont, elles, des lésions dégénératives à l’insertion du tendon plutôt qu’une véritable inflammation.
Symptômes
Une douleur déclenchée par des mouvements précis, une sensibilité sur un point unique, un gonflement local.
Dans le doigt à ressaut, le doigt accroche, claque, ou reste bloqué en flexion — typiquement au réveil, et il faut alors le déplier avec l’autre main. Dans la maladie de De Quervain, la douleur survient en soulevant un objet avec le pouce écarté : c’est le motif de consultation classique des nouveaux parents qui soulèvent un nourrisson plusieurs fois par jour.
Traitement non opératoire
Le repos du mouvement déclenchant, une orthèse, la réadaptation — incluant le travail excentrique pour le coude — et les anti-inflammatoires constituent la première ligne.
L’infiltration de cortisone est particulièrement efficace dans le doigt à ressaut et la maladie de De Quervain, où elle règle définitivement une bonne partie des cas. Au coude, la réadaptation bien conduite donne de meilleurs résultats à long terme que l’infiltration.
Traitement chirurgical
L’intervention est courte et consiste à libérer la structure qui serre : section de la poulie A1 pour le doigt à ressaut, ouverture du premier compartiment pour la maladie de De Quervain — en prenant soin des branches nerveuses sensitives superficielles qui croisent la zone —, ou débridement du tendon dégénéré au coude.
Ces gestes se font généralement sous anesthésie locale, en chirurgie d’un jour.
Rétablissement attendu
Après une libération de doigt à ressaut, le mouvement est encouragé immédiatement et la main sert aux tâches légères dans la même semaine. Le ressaut disparaît aussitôt; une raideur résiduelle du doigt, si elle était installée avant l’intervention, demande quelques semaines de réadaptation.
Après une libération de De Quervain, une orthèse est portée pour le confort, puis la mobilité reprend. Les interventions au coude demandent plus de temps, avec un renforcement progressif sur plusieurs mois.
Ces pages présentent de l’information générale destinée aux patients et aux médecins référents. Elles ne remplacent pas une évaluation individuelle : le plan de traitement se décide en consultation, à partir de votre examen et de vos objectifs.