Adulte

Arthrite et arthrose

Main, poignet et coude

Arthrite et arthrose

De quoi s’agit-il

L’arthrose est l’usure du cartilage qui recouvre les surfaces articulaires. À la main, elle touche le plus souvent la base du pouce et les articulations situées près des ongles. Le cartilage s’amincit, l’os réagit en formant des excroissances, et l’articulation perd sa forme.

L’arthrite inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde, est un mécanisme différent : c’est la membrane qui tapisse l’articulation qui s’enflamme, et elle fragilise aussi les ligaments et les tendons voisins. Elle atteint plutôt les jointures des doigts et le poignet, souvent des deux côtés.

Symptômes

La douleur survient à la pince et à la prise : ouvrir un pot, tourner une clé, essorer un linge. Elle s’installe après l’effort et en fin de journée.

S’y ajoutent une raideur matinale, un gonflement, des craquements, des bosses aux articulations des doigts, et une perte progressive de force. Dans l’arthrite inflammatoire, la raideur matinale est plus prolongée et les articulations sont chaudes et enflées.

Traitement non opératoire

Beaucoup de choses aident, et elles sont proposées en premier : une orthèse du pouce portée pendant les activités qui font mal, l’ergothérapie, la protection articulaire et l’adaptation des outils et des poignées, les anti-inflammatoires, et l’infiltration de cortisone.

Dans l’arthrite inflammatoire, la priorité revient au traitement de fond prescrit et suivi par la rhumatologie : il modifie l’évolution de la maladie, ce qu’aucun geste chirurgical ne fait.

Traitement chirurgical

La chirurgie est envisagée quand la douleur persiste malgré ces mesures. À la base du pouce, on peut retirer le petit os usé (trapézectomie), avec ou sans reconstruction ligamentaire, ou remplacer l’articulation par une prothèse.

Aux doigts, deux logiques coexistent : l’arthrodèse donne une articulation stable et indolore là où la stabilité prime, et la prothèse conserve la mobilité là où c’est elle qui compte. Au poignet, selon le schéma d’usure, on choisit entre une fusion partielle, une résection de la première rangée du carpe ou une solution globale.

Rétablissement attendu

La durée d’immobilisation dépend de l’intervention, puis la réadaptation prend le relais.

Le soulagement de la douleur est le gain le plus fiable. La force revient sur plusieurs mois et il faut le dire clairement : après une chirurgie du pouce, la prise devient surtout moins douloureuse — elle n’est pas nécessairement plus forte qu’avant la maladie. Les gestes se réorganisent, souvent différemment.

Ces pages présentent de l’information générale destinée aux patients et aux médecins référents. Elles ne remplacent pas une évaluation individuelle : le plan de traitement se décide en consultation, à partir de votre examen et de vos objectifs.

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